Un blog entièrement dédié à Chaley (01) et à ses occupants et activités.
Quand la neige et le givre ourlent de leurs festons
Les montagnes, les toits, les vieux se réunissent
En médisant un peu, comme dans la chanson,
Ce n’est pas péché, c’est juste pour une glisse
Le mauvais temps, l’hiver et sa monotonie…
On sait bien que toujours nous revient le beau temps
Se faufilant, tout doux, bordé de poésie,
Et le pays renaît au souffle du printemps-
CHALEY, déjà son nom évoque la gaieté,
Ses montagnes boisées l’entourent en corolle,
Ses montagnes, immuables et dentelées
Faisant autour de lui comme une farandole -
Lorsque le mois de mai, fol orfèvre du temps
Egrène ses ressors au fil de ses beaux jours
CHALEY, tout transformé, fleuri, tout verdoyant,
Se réveille paré des ses plus beaux atours -
Les cytises en fleurs en l’aube printanière
De lourdes grappes d’or sertissent les rochers,
Tout n’est plus que verdure, et la nature entière
Avec tous les oiseaux semblent vouloir chanter -
Je ne vous dirais pas que c’est le paradis,
Il est d’autres endroits tout aussi agréables
Et monsieur le curé me prendrait à partie !
Mais nos près sont plus doux qu’une plage de sable…
Charabotte, si bien nommé « le bout du monde «
Est sauvage à souhait pour s’y bien reposer,
Sa cascade célèbre à des lieues à la ronde
Déverse en un torrent son eau blanche et glacée -
L’Albarine coule, paisible et tortueuse,
Roulant dans ses flots verts la truite tachetée
Que le pêcheur, patient, la ligne aventureuse,
Prend un plaisir extrême le venir taquiner-
Et gloire au jardinier du plus beau légume,
C’est amusant, écologique … et sans danger,
Chacun rit, se plaisante, sans amertume,
Et l’on s’en va conter ses exploits au café -
Et vient le temps des vacances, le temps léger,
Ere des cris, des jeux, triomphe des enfants,
Le camping est un champ de tentes bariolées,
Et les joueurs de boules se donnent du bon temps -
Le clocher de l’église, au toit toujours pointu
Avec son coq rouillé grinçant en girouette
Allègrement encore sonne les angélus,
A midi et le soir c’est comme un air de fête
Et puis l’enclos des morts, à côté des jardins
Est moins abandonné, moins triste, moins oublié
Que tous ces cimetières laissés dans le lointain,
Les morts sont moins absents, plus près de nos pensées -
Octobre, tant poète et peintre à la fois
Met aux arbres ses rouges et ses tons d’or bruni,
Et toute la montagne, superbe, flamboie
Sous les derniers rayons du soleil attiédi -
Mon poème est terminé,
J’espère qu’il vous a incité,
Vous, ne connaissant pas CHALEY,
A venir vous y promener !